• Des DSI évoquent leur « entreprise numérique »

    Réunis à l’invitation de l’Institut G9+, des Directeurs des Systèmes d’Information de plusieurs secteurs d’activités se sont exprimés devant une salle pleine de responsables d’entreprises et d’anciens élèves de Grandes Ecoles, sur l’évolution, ou la révolution qu’est l’entreprise numérique, pour eux qui se trouvent au carrefour stratégique des bouleversements numériques de l’entreprise !

    Evolution ou révolution pour l’entreprise numérique ?

    Que pensent les DSI des différents secteurs d’activités, venus répondre à cette question à partir de leur expérience professionnelle, chacun dans leur secteur d’activités ?

    Extraits de l’intervention de Bernard Duverneuil
    DSI Essilor, Vice-président du CIGREF
    Sollicité par le G9+ pour présenter, non seulement sa propre expérience de DSI, mais également pour faire partager le point de vue du CIGREF sur l’entreprise numérique.

  • Entreprise numérique, révolution ou simple évolution

    Finalement, l’entreprise numérique, même si elle devient cette réalité que nous constatons, ne serait-elle pas simplement une nouvelle « évolution », telle que l’entreprise en a déjà connu ? C’est la question que le « G9+ » a souhaité aborder lors d’un diner débat, avec l’objectif de faire un point très concret : d’une part sur les perspectives du Numérique en entreprise, et d’autre part sur les progrès réalisés et les difficultés qui se présentent… Pour cela, il a choisi de donner la parole à des Directeurs des Systèmes d’Information (DSI) de plusieurs domaines d’activité pour évoquer chacun les changements au sein de leur entreprise, tant sur la stratégie de l’entreprise que sur ce métier transverse particulièrement concerné par le numérique, et aussi de recueillir la vision du CIGREF !

    Près de 200 personnes avaient répondu présent : des responsables métiers, des responsables développement, des élèves des Grandes Ecoles françaises… manifestant ainsi, s’il en était besoin combien la question de « l’entreprise numérique » est un sujet qui interpelle !

  • Un 14ème président pour le CIGREF, vers l’entreprise numérique

    Pascal Buffard - Bruno Ménard

    Une Assemblée générale est toujours un événement marquant dans la vie d’une organisation. Mais lorsque cette « AG » est celle d’un passage de témoin entre deux présidents, elle devient également un temps fort en émotions. Pour celui qui va retrouver (peut-être) un peu de temps libre, en l’occurrence Bruno Ménard, qui a concilié pendant trois ans ses fonctions de Vice-président SI chez sanofi-aventis et la présidence du CIGREF, et celui qui va devoir à son tour bousculer les octets de son agenda numérique… Aujourd’hui Pascal Buffard, CEO Group Axa Solutions.

    Un moment d’émotion aussi pour tout un écosystème venu en nombre, près de 300 personnes (médias, fournisseurs, partenaires, membres…), entendre le bilan et les perspectives de la dernière assemblée générale à la suivante ! Et, s’il on en juge par les échos de presse*, les perspectives du CIGREF ne laissent pas indifférent son écosystème…

    Bruno Ménard

    En tant que « Réseau de Grandes Entreprises », nouvelle signature du CIGREF, son « cœur de métier » naturel, ce sont les entreprises ! Dès lors, le contexte est important. Avant de présenter le bilan de l’année écoulée, Bruno Ménard rappelle que depuis 2008 « les entreprises sont confrontées à des conditions économiques très dégradées ». Et à l’instant T chacun est dans l’attentes de décisions imminentes concernant l’avenir économique de l’Europe. Malgré ce contexte socioéconomique difficile, comment le CIGREF peut-il remplir sa mission et contribuer (il y a 40 ans avec l’informatique, puis les systèmes d’information), maintenant via les usages numériques, aux processus de création de valeur des entreprises ?

  • L’entreprise numérique de « Petite Poucette »…

    L’entreprise dans le monde numérique… Que de métamorphoses ! Pourtant, même si le monde, si les cultures changent, ne devrait-il pas y avoir quelque chose de stable pour l’entreprise quel que soit son secteur, c’est-à-dire l’exercice de son métier : « produire de la valeur » !

    L’Accéluction en action…

    Or, que viennent de révéler les premiers résultats des travaux de recherches conduits pas la Fondation CIGREF ? Que l’on constate, entre autres, « …un déplacement de la création de valeur vers les objets et symboles immatériels parallèlement à l’élargissement considérable des espaces de production… ». Que « …l’accélération invite à considérer l’espace-temps comme une réalité tendanciellement finie. Il s’en suit un mode de production nouveau, un mode de production au sein duquel l’accélération de liens numériques joue un rôle central… ». La Fondation CIGREF propose dès à présent de découvrir cette mise en perspective de la « vague A » de ses projets de recherche visant à définir le nouveau design de l’entreprise de 2020 : « l’accéluction en action ».

    L’entreprise numérique de « Petite Poucette »

  • Pourquoi un humanisme numérique ?

    Les sociétés de savoir, en mutation à cause du numérique, nous invitent à penser les nouvelles formes du savoir et ses modèles ancrés dans les usages émergents… L’entreprise numérique en est sans doute l’un des premiers reflets visibles. Ne doit-elle pas, par exemple, accueillir les générations nées avec l’informatique et celles qui n’ont jamais vu de Minitel ni de fil à un téléphone ! Avec tous les schémas mentaux que cela peut tracer autour des postes de travail…

    Mais pourquoi « un humanisme numérique » ?
    Les choix de Milad Doueihi, auteur de l’ouvrage

    Synthèse vidéo

    L'humanisme numérique – Milad Doueihi from CIGREF on Vimeo.

    Pour aller plus loin…

    En 1956, Claude Levi-Strauss a été invité par l’UNESCO à réfléchir sur les rapports qui pouvaient exister à l’époque entre des sciences dures, et surtout les mathématiques, et les sciences cognitives qui étaient naissantes à l’époque, les sciences sociales et humaines. En conclusion, il note que « l’occident a été marqué par trois humanismes ».

    Le premier humanisme qu’il identifie est un humanisme aristocratique. C’est celui de la Renaissance qui est associé à la découverte des textes de l’Antiquité classique. Le second humanisme, c’est celui du 19ème siècle qui devient plus intéressant pour nous. Il l’identifie comme un humanisme exotique et bourgeois (on comprend très bien avec la Révolution industrielle). Il l’associe à la découverte des cultures de l’Asie, c’est-à-dire des cultures tout à fait différentes, ce qui a donné lieu à une méthode comparative, en linguistique, en sociologie…

  • Assises de la Sécurité 2011 : Luc Ferry évoque le « génie » de Steve Jobs

    La 11ème édition des Assises de la Sécurité et des Systèmes d’Information accueillait aujourd’hui pour la plénière d’ouverture, Luc Ferry, agrégé de philosophie, docteur d’Etat en sciences politiques, et ancien Ministre. Luc Ferry s’est exprimé sur l’inclinaison sécuritaire de nos sociétés modernes. Dans le monde numérique, les risques d’abus et les dangers liés à l’usage des technologies inquiètent. Véritables dangers, ou paranoïa collective, des questions se posent.

    A l’issu de son intervention, Luc Ferry est interrogé sur le décès de Steve Jobs annoncé ce matin.
    (extraits) :

    Je suis très frappé par le vocabulaire qui revient dans les médias à propos de Steve Jobs. Notamment le mot « génie ». On entend sans cesse depuis ce matin : « il était génial » !

  • Pourquoi le numérique est-il une culture ?

    Invité du CIGREF en tant que Grand Témoin, Milad Doueihi interpelle les acteurs de l’Entreprise Numérique ! Ses questions permettent de planter le nouveau décor qui s’impose aux dirigeants d’entreprises aujourd’hui, comme à la société en général. En effet, si le numérique est à la fois une science et une culture qui introduit de nouvelles valeurs, de nouveaux critères sur nos héritages culturels, l’entreprise peut-elle garder ses modèles d’affaires, ses options de création de valeur hérités de la culture précédente ?

    Milad Doueihi, auteur de « Pour un humanisme numérique », philologue et historien, titulaire de la Chaire des Cultures Numériques à l’Université de Laval au Québec.

    Merci au CIGREF de me donner l’occasion de partager avec vous quelques réflexions sur le monde numérique. J’aimerais aborder cette première question : pourquoi le numérique est-il une culture ?

    Synthèse vidéo :

    La culture numérique – Milad Doueihi from CIGREF on Vimeo.

    Pour aller plus loin…

    Il faut déjà penser à cette évolution de notre vocabulaire, pas seulement en français, mais également en anglais, au passage qui s’est fait de manière assez transparente entre l’informatique et le numérique. En anglais, on est passé de « computing » vers le « digital ». En français de l’informatique, qui est toujours là, vers le numérique. Or, dans cette évolution sémantique, il y a un rapport avec la technicité qui est fondamentale, essentielle dans la dimension sociale et culturelle de ce qu’est la culture aujourd’hui et surtout la culture numérique.

  • Vers une pensée pionnière sur le monde numérique

    C’était hier soir, le premier rendez-vous des Grands Témoins du CIGREF destiné à « faire progresser la réflexion sur le monde numérique et son impact sur l’entreprise ».

    Bruno Ménard, président du CIGREF, a accueilli les invités qui avaient accepté de venir prêter une oreille attentive à une nouvelle approche sur les cultures numériques, leurs incidences possibles sur les stratégies l’entreprise en mutation.

    Bienvenue à ce diner du CIGREF un peu spécial qui va nous aérer l’esprit avec des idées très importantes pour nos entreprises. Pourquoi ce diner est-il un peu spécial ? C’est une première qui s’inscrit dans une série que nous souhaitons riche en termes d’échange, et en tant que carrefour de réflexion autour de l’entreprise dans le monde numérique. 

  • Le nouvel « usager numérique »

    On évoque fréquemment l’évolution des usages quand notre monde devient numérique. C’est par exemple le cœur du travail de la Fondation CIGREF, dont le Programme International de Recherche « Information Systems Dynamics » (ISD) est d’étudier l’évolution de ces usages, pour « mieux comprendre comment le monde numérique transforme notre vie et nos entreprises ». L’objectif de ces travaux est de pouvoir « alerter les dirigeants des entreprises sur les enjeux stratégiques liés à cette grande mutation ».

    A l’aube de l’ère numérique, cette perception n’est pas si évidente, notamment pour les adultes par rapport aux plus jeunes et surtout aux enfants. Un décalage que Gérard Berry, professeur au Collège de France décline en termes « d’inversions mentales » induits par la nouvelle pensée algorithmique… Sur un autre plan, celui de l’écriture, pour Clarisse Herrenschmidt, chercheur qui travaille sur l’histoire des signes écrits, l’écriture numérique est une révolution qui influence la société et ses modes de cognition.

    Louise Merzeau, chercheuse en sciences de l’information et de la communication, s’est exprimée sur le « nouvel usager numérique » dans un entretien accordé à Interstices-infos. Nous avons retenu ces propos.

  • Cultures Numériques : citoyenneté et société numérique

    Le colloque sur les Cultures Numériques qui se tient actuellement à Québec, avec le soutien du CIGREF, s’est interrogé sur la société numérique. Dans cette société, l’objet numérique est-il pire ou meilleur que nos objets classiques ? N’a-t-il pas sa propre matérialité qui suppose des pratiques différentes, voire contraires à la culture de l’imprimé qui est/fut la nôtre jusque-là ? S’il y a conflit d’objets, est-ce à dire que s’instaure une « guerre culturelle » autour de valeurs juridiques, économiques et sociales ?

    L’approche de Philippe Aigrain
    Sopinspace & Quadrature du net

    Mes travaux de recherche ces dernières années ont principalement porté sur l’analyse du partage, hors marché, des œuvres numériques entre les individus et les conditions d’un financement soutenable des activités qui font exister ces œuvres. Elle débouche sur des propositions de politiques publiques. Pour autant, en tant qu’informaticien et activiste défenseur des libertés d’espaces numériques, je ressens la responsabilité de porter notre attention sur les cultures numériques. Les réflexions sur ce sujet tiennent souvent sur les appareils, les réseaux, les protocoles, les logiciels, les données… qui constituent l’environnement de nos activités numériques.

    Je vais restituer un parcours de cet environnement des activités numériques, un parcours qualitatif, voire impressionniste, mais informé par la pratique. Mon but est de donner une idée des conditions par lesquelles il pourrait y avoir une appropriation du devenir de cette infrastructure par les citoyens et les sociétés.