Mot clé : culture numérique

  • Quels défis pour le CIGREF en 2013 ?

    Le 10 octobre, le CIGREFRéseau de grandes entreprises, a tenu son assemblée générale, opportunité annuelle de présenter le bilan de ses activités pour l’année écoulée et ses perspectives d’avenir. Il faut dire que le monde, en grand bouleversement numérique, n’autorise pas le CIGREF, engagé à « promouvoir la culture numérique comme source d’innovation et de performance », à une quelconque paresse !

    2012, une année bien remplie !

    Jean-François Pépin, Délégué Général, a commencé par inviter les quelques 300 invités venus au Pavillon Gabriel prendre le pouls du CIGREF, à découvrir les activités de l’année passée, éditées – numérique oblige ! – sous forme de plaquette interactive, accessible via un simple carton muni d’un QRcode…

    Il les invite ensuite à regarder une vidéo où les DSI pilotes des groupes de travail du CIGREF présentent leurs travaux réalisés en 2012, et dont certains viennent de faire l’objet d’une publication dédiée, mise à disposition de chacun librement sur le site du CIGREF.

    Les cinq vice-présidents avaient ensuite chacun sept minutes pour revenir sur les grands axes ayant occupé le CIGREF au cours de l’année écoulée et sur ce que feront les groupes de travail jusqu’à l’assemblée générale de 2013.
    Le Président Pascal Buffard, a terminé en exposant les défis que le CIGREF entend relever pour 2013…

    Le CIGREF présente les actes de son assemblée générale 2012

    [cliquer sur l’image]

  • Favoriser un management éthique et responsable

    Management éthique, la contribution du Système d’information

    La question de l’éthique, plus précisément centrée sur les pratiques managériales au sein de l’entreprise numérique, est et sera de plus en plus une des problématiques au cœur des cultures numériques qui se tissent et sur lesquelles le CIGREF axe sa réflexion.

    Le thème principal du Colloque 2012 de l’AIM (Association Information et Management), qui s’est tenu à Bordeaux du 21 au 23 mai, était « Vers un management responsable et éthique ? La contribution des systèmes d’information ».

    « Les systèmes d’information peuvent-ils vraiment contribuer à repenser la responsabilité et l’éthique du management ? Quels rôles peuvent-ils jouer pour améliorer la prise en compte du social et de l’environnemental dans les pratiques managériales ? Quelles sont les conséquences sur la séparation entre vie personnelle et vie professionnelle ? Comment interrogent-ils l’identité et la liberté des individus ? Entraînent-ils l’émergence de nouvelles formes organisationnelles plus hybrides parfois inscrites dans des écosystèmes… ». 

  • Sommet Mondial du Numérique 2012

    Le 2ème Sommet Mondial du Numérique s’est déroulé à Paris le 13 avril 2012. Cet évènement, organisé par le Groupe Jouve et le CIGREF, a réuni nombre de dirigeants d’entreprises et personnalités de renommée mondiale, pour leur permettre de partager leurs expériences et leurs perceptions des nouvelles stratégies d’entreprises, dans un contexte socioéconomique migrant vers le numérique.

    Cet évènement a été suivi et conclu par Jonathan Spector, Président Directeur Général du « Conference Board », organisation mondiale rassemblant les dirigeants des plus grandes entreprises internationales afin de « partager les connaissances pratiques dont elles ont besoin pour améliorer leur performance et mieux servir la société ». Le Conference Board est également un centre de recherche influent. Jonathan Spector s’est déclaré ravi d’avoir été présent à ce Sommet.

  • Le langage comme maillon culturel de l’entreprise

    Contribution de Jean-François PEPIN
    Délégué Général du CIGREF,
    Président de la CSTIC

    « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde  »
    Albert Camus

     Les usages – et le langage en fait partie – qui se développent en entreprise jouent un rôle prépondérant dans l’émergence de nos cultures. C’est d’autant plus important qu’une nouvelle culture est en train de se forger…

    « Il est en train d’émerger un autre modèle avec les cultures et les pratiques issues du numérique »
    Milad Doueihi

     Or le langage relève aussi d’un « choix citoyen ». Dans le prolongement de la Journée internationale de la Francophonie du 20 mars 2012, il convient de mettre en valeur le rôle que tient la Commission spécialisée de terminologie et de néologie de l’informatique et des composants électroniques (CSTIC) dans le dispositif d’enrichissement de la langue française. 

  • Processus et innovation pour l’entreprise numérique !

    Invité par le CIGREF dans le cadre de son « Groupe de travail entreprise numérique », Yves Caseau, Directeur Général Adjoint Bouygues Télécom en charge des Technologies, Services et Innovation a exposé comment l’entreprise numérique peut « innover par la collaboration et le lean management » !

    Accueilli par Bernard Duverneuil, DSI Essilor, Vice-président du CIGREF et Pilote du Groupe de travail, ce dernier a rappelé l’implication du CIGREF quant à la notion d’entreprise numérique, et les objectifs du Groupe de travail qui souhaite aborder plus particulièrement la stratégie numérique, dimension évoquée dans l’ouvrage « Entreprise numérique, quelle stratégie pour 2015 ? », publié fin 2010. « Nous allons poursuivre cette réflexion afin d’illustrer, de manière concrète, ce que représente l’entreprise numérique dans nos entreprises, dans nos grands groupes, de manière à donner corps à cette notion et ne pas en rester à une vision générale. La meilleure façon de l’illustrer, c’est de recueillir un certain nombre de témoignages ».

    Bernard Duverneuil a rappelé également les travaux de recherche sur l’entreprise numérique conduits par la Fondation CIGREF qui vient de lancer son 3ème Appel à Projets : « les premiers résultats montrent que les modèles d’affaires peuvent aujourd’hui être l’objet d’un certain nombre de ruptures, mais aussi que le modèle de pilotage des processus de gouvernance, voire des formes de leadership dans l’entreprise, peuvent être largement impactées par l’irruption du numérique. Deux dimensions que l’on se propose de traiter, à la fois la stratégie et gouvernance. (Voir « l’Accéluction en action »,  rapport de mise en perspective des résultats de la première vague de travail).

    Yves Caseau a publié un certain nombre d’ouvrages. Le dernier s’intitule « Processus et entreprise 2.0 – Innover par la collaboration et le lean management ». Il semblait donc pertinent de lui demander d’intervenir et de témoigner sur sa vision de la dimension stratégique du numérique, ou de la dimension numérique de la stratégie d’entreprise ! Son ouvrage s’articule essentiellement autour de deux leviers : les processus, d’une part, et de l’autre, la gestion des flux de communication.

    L’entreprise 2.0, un changement de culture…

    Avant d’aborder les défis pour l’entreprise numérique, Yves Caseau évoque deux convictions :

  • Regards croisés sur l’Entreprise Numérique

    Lorsque le CIGREF a publié son ouvrage « l’Entreprise Numérique », fin 2010, à l’occasion de son 40ème anniversaire, il a souhaité proposer aux dirigeants d’entreprises, notamment à ceux de ses 130 grandes entreprises membres, « une grille de lecture pour les inciter à engager leurs équipes, avec ambition, vers l’entreprise numérique ». Le CIGREF s’est engagé sur cette voie, fort de la conviction que cette mutation vers l’entreprise numérique devait être portée par le développement d’une culture numérique.

    Penser une nouvelle réalité numérique

    Pour comprendre les changements et accompagner les dirigeants d’entreprises, penser la « nouvelle réalité numérique » est devenu incontournable. Qui mieux que les Directeurs des Systèmes d’Information (DSI), en première ligne face à l’émergence de cette nouvelle réalité numérique, peut contribuer à nourrir cette pensée, alimenter la réflexion et contribuer ainsi à faire émerger les stratégies numériques au sein de l’entreprise numérique ?

  • L’intelligence économique pour l’entreprise numérique

    Rares sont les médias qui n’évoquent désormais les technologies numériques qui se bousculent. Les statistiques déferlent et les fabricants IT s’affrontent pour y figurer en bonne place !

    Une sorte de « tectonique des plaques numériques » soulève, fracture, rompt, dresse… les continents économiques et sociaux du « vieux monde » où s’étaient installés nos usages, nos modes de vie et de travail. Pour tenter de mieux comprendre, à l’horizon 2020, l’impact pour les entreprises, c’est-à-dire l’expression en surface de ces bouleversements profonds, les équipes de chercheurs du programme international de recherche de la Fondation CIGREF ont commencé à mettre en évidence quelques transformations émergentes pour l’entreprise, ses modèles d’affaires, les nouvelles formes de collaboration, la mobilité… en présentant « l’Accéluction en action ».

    Au fur et à mesure que se tracent les nouvelles voies de l’ère numérique, nous évoquons l’évolution des nouveaux paradigmes : usages, stratégies, gouvernance, innovations numériques… comment s’écrivent les nouvelles cultures numériques, pour permettre aux dirigeants d’entreprises de mieux appréhender la transformation numérique.

    Dans ce contexte se pose, de façon encore plus aiguë pour le dirigeant d’entreprise, la question du rôle de l’Intelligence Economique dès lors qu’elle se définit comme « un mode de gouvernance dont l’objet est la maîtrise de l’information stratégique et qui a pour finalité la compétitivité des entreprises et la sécurité de l’économie ». C’est pourquoi le CIGREF organisera le 13 janvier prochain, en partenariat avec le Service de Coordination à l’Intelligence Economique (SCIE) auprès des Ministères économique et financier, un colloque (à suivre sur Twitter #IECIGREF…) pour « présenter leur interprétation de l’évolution de l’Intelligence Economique face au défi de la culture numérique ».

  • Un 14ème président pour le CIGREF, vers l’entreprise numérique

    Pascal Buffard - Bruno Ménard

    Une Assemblée générale est toujours un événement marquant dans la vie d’une organisation. Mais lorsque cette « AG » est celle d’un passage de témoin entre deux présidents, elle devient également un temps fort en émotions. Pour celui qui va retrouver (peut-être) un peu de temps libre, en l’occurrence Bruno Ménard, qui a concilié pendant trois ans ses fonctions de Vice-président SI chez sanofi-aventis et la présidence du CIGREF, et celui qui va devoir à son tour bousculer les octets de son agenda numérique… Aujourd’hui Pascal Buffard, CEO Group Axa Solutions.

    Un moment d’émotion aussi pour tout un écosystème venu en nombre, près de 300 personnes (médias, fournisseurs, partenaires, membres…), entendre le bilan et les perspectives de la dernière assemblée générale à la suivante ! Et, s’il on en juge par les échos de presse*, les perspectives du CIGREF ne laissent pas indifférent son écosystème…

    Bruno Ménard

    En tant que « Réseau de Grandes Entreprises », nouvelle signature du CIGREF, son « cœur de métier » naturel, ce sont les entreprises ! Dès lors, le contexte est important. Avant de présenter le bilan de l’année écoulée, Bruno Ménard rappelle que depuis 2008 « les entreprises sont confrontées à des conditions économiques très dégradées ». Et à l’instant T chacun est dans l’attentes de décisions imminentes concernant l’avenir économique de l’Europe. Malgré ce contexte socioéconomique difficile, comment le CIGREF peut-il remplir sa mission et contribuer (il y a 40 ans avec l’informatique, puis les systèmes d’information), maintenant via les usages numériques, aux processus de création de valeur des entreprises ?

  • Pourquoi un humanisme numérique ?

    Les sociétés de savoir, en mutation à cause du numérique, nous invitent à penser les nouvelles formes du savoir et ses modèles ancrés dans les usages émergents… L’entreprise numérique en est sans doute l’un des premiers reflets visibles. Ne doit-elle pas, par exemple, accueillir les générations nées avec l’informatique et celles qui n’ont jamais vu de Minitel ni de fil à un téléphone ! Avec tous les schémas mentaux que cela peut tracer autour des postes de travail…

    Mais pourquoi « un humanisme numérique » ?
    Les choix de Milad Doueihi, auteur de l’ouvrage

    Synthèse vidéo

    L'humanisme numérique – Milad Doueihi from CIGREF on Vimeo.

    Pour aller plus loin…

    En 1956, Claude Levi-Strauss a été invité par l’UNESCO à réfléchir sur les rapports qui pouvaient exister à l’époque entre des sciences dures, et surtout les mathématiques, et les sciences cognitives qui étaient naissantes à l’époque, les sciences sociales et humaines. En conclusion, il note que « l’occident a été marqué par trois humanismes ».

    Le premier humanisme qu’il identifie est un humanisme aristocratique. C’est celui de la Renaissance qui est associé à la découverte des textes de l’Antiquité classique. Le second humanisme, c’est celui du 19ème siècle qui devient plus intéressant pour nous. Il l’identifie comme un humanisme exotique et bourgeois (on comprend très bien avec la Révolution industrielle). Il l’associe à la découverte des cultures de l’Asie, c’est-à-dire des cultures tout à fait différentes, ce qui a donné lieu à une méthode comparative, en linguistique, en sociologie…

  • Pourquoi le numérique est-il une culture ?

    Invité du CIGREF en tant que Grand Témoin, Milad Doueihi interpelle les acteurs de l’Entreprise Numérique ! Ses questions permettent de planter le nouveau décor qui s’impose aux dirigeants d’entreprises aujourd’hui, comme à la société en général. En effet, si le numérique est à la fois une science et une culture qui introduit de nouvelles valeurs, de nouveaux critères sur nos héritages culturels, l’entreprise peut-elle garder ses modèles d’affaires, ses options de création de valeur hérités de la culture précédente ?

    Milad Doueihi, auteur de « Pour un humanisme numérique », philologue et historien, titulaire de la Chaire des Cultures Numériques à l’Université de Laval au Québec.

    Merci au CIGREF de me donner l’occasion de partager avec vous quelques réflexions sur le monde numérique. J’aimerais aborder cette première question : pourquoi le numérique est-il une culture ?

    Synthèse vidéo :

    La culture numérique – Milad Doueihi from CIGREF on Vimeo.

    Pour aller plus loin…

    Il faut déjà penser à cette évolution de notre vocabulaire, pas seulement en français, mais également en anglais, au passage qui s’est fait de manière assez transparente entre l’informatique et le numérique. En anglais, on est passé de « computing » vers le « digital ». En français de l’informatique, qui est toujours là, vers le numérique. Or, dans cette évolution sémantique, il y a un rapport avec la technicité qui est fondamentale, essentielle dans la dimension sociale et culturelle de ce qu’est la culture aujourd’hui et surtout la culture numérique.