« J’aime », le geste numérique en questions

Lorsque les usages sont de plus en plus numériques, si le monde du référencement s’agite, notamment concernant les nouveaux algorithmes de Google, l’entreprise numérique doit-elle s’inquiéter de sa visibilité ?

A propos de visibilité et d’usages, il en est un qui pose cette double question. Pléthore de pages web, affichent un petit symbole, le « pouce levé », associé à ces mots « j’aime ». Certains grands médias en font même largement écho dans toute leur communication. Les curieux qui ont cliqué sur ce symbole sont arrivés sur une fenêtre Facebook leur demandant de s’inscrire ou de se connecter… Les « facebookiens » savent qu’il s’agit d’un symbole communautaire emprunté à la « vraie vie » signifiant « c’est bien », autrement dit « j’aime ça » ! Les autres esquivent-ils en refermant la page ? Ou bien en profite-t-ils pour intégrer le réseau ?

Que pensez-vous de ce geste numérique ? Etes-vous prêt à vous l’approprier ou considérez-vous qu’il reste un « gadget identitaire » pour ados ? Votre avis nous intéresse. Nous vous invitons à répondre à la petite enquête ci-dessous et à débattre en commentaires sur l’utilité ou non du « bouton j’aime ». Vos réponses et avis seront sans doute de précieuses indications pour aider certains dirigeants d’entreprises à orienter leur stratégie de communication numérique.

Que pensez-vous du bouton "j'aime" ?

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Pour éclairer les dernières questions, revenons d’une part à l’annonce de la sortie des nouveaux algorithmes par Google et, d’autre part à l’entrée en piste d’un nouveau moteur, Bing.fr. Tout professionnel ayant en charge la visibilité d’une entreprise, aimerait bien savoir ce que cette nouvelle donne pourrait changer. Les sites bien positionnés dans les résultats de recherches vont-ils le rester ? Quels sont ceux qui pourraient prendre la place et se faire une place au soleil des pages de résultats ? Sans révéler ses secrets algorithmiques, Google insiste de nouveau sur la qualité des contenus proposés et leur originalité. Il revient sur la valeur ajoutée que doit trouver l’internaute quand il l’envoie sur une page web. Une question s’inscrit alors en filigrane, c’est le plébiscite de l’internaute. Est-ce, par exemple, le temps qu’il passe sur la page trouvée, et/ou quels autres critères ?

Il se « murmure » que Bing.fr « pourrait utiliser prochainement les goûts de nos amis »… (amis Facebook bien sûr !) Google le fait-il déjà ? Tient-il compte, pour positionner les pages d’une marque, du nombre de fans déclenché par les clics sur le bouton « j’aime » ? Ce qui est sûr, c’est que les clics laissent des traces de visites qu’il peut suivre.

Dès lors, l’entreprise doit-elle créer des « fans pages » sur Facebook et, comme le font tous les grands médias,  inciter ses internautes et sa communauté à « lever le pouce » pour avoir le plus de « fans » possible ?

Un petit «geste numérique» pour notre page… merci !
(bouton «j’aime » en bas de la colonne de droite)

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8 Comments
  1. Ce bouton crée entre le site qui l’utilise et Facebook une forme d’affiliation dont le bénéfice est disproportionné entre le contenu “aimé” (qui, s’il n’a pas beaucoup d’amateurs, va plus se ridiculiser qu’autre chose) et Facebook (qui récupère bien plus de trafic et de référencement que le site d’origine).

    Par ailleurs, ce bouton pose un problème de protection de la vie privée au même titre que n’importe quel “web bug”.

  2. Sébastien

    Il ne faut pas oublier que quand on “aime” une page on devient visible dans la colonne de gauche de cette page. Et si en plus on devient “ami” la visibilité devient exponentielle avec les amis de nos amis !
    Alors pour un professionnel sûrement ça sert !

  3. ES&CN

    @ Hubert Tournier : certes Facebook trouve intérêt à cultiver le trafic vers ses pages et récolter de nouvelles inscriptions, mais il n’a plus rien à prouver en termes de notoriété. Donc sur ce plan au moins, pour l’entreprise qui gagne en visibilité et en image, le ratio “retour sur investissement” avec ce “geste numérique” est sans doute plus important !
    Concernant la protection de la vie privée, toute présence sur internet peut poser question. Pour éviter tout risque, dans le n° du 10 mars de 01Informatique, le dessinateur J-M Milon suggère de “revenir aux fondamentaux : papier-crayon et pigeon voyageur” ! 😉

    @ tous : Entreprises, stratégies et cultures numériques est un tout jeune site, le bouton “j’aime” y a pris place il y a à peine quelques jours, merci donc si vous contribuez à lui donner un “coup de pouce” ! Vous profiterez en retour de la “visibilité exponentielle” dont parle Sébastien…

  4. Sur la signification du geste en lui-même et sur son impact sur notre comportement d’individu, je me fais deux réflexions :
    – tout d’abord, je note que qu’un grand nombre de gens demandent que soit créé le geste négatif correspondant, “je n’aime pas”. En effet, Facebook nous guide dans un monde merveilleux où l’on aime forcément; et si l’on n’aime pas, on se tait. Très anglo-saxon comme vision des choses, mais pas très latin. Et chacun de nous a déjà eu envie de communiquer sa désapprobation face à un contenu, sans pouvoir le faire au travers d’un bouton “je n’aime pas”. Aimes ou tais-toi ! Voici le monde que nous propose Facebook.
    – Seconde réflexion, le signe en lui-même du pouce levé, qui pour celui qui a au moins lu Asterix remet en mémoire le droit de César à disposer de la vie ou de la mort de ses gladiateurs. Un des premiers votes populaires, quand la foule levait le pouce ou le baissait et que César transmettait sa volonté. Intéressant d’un point de vue sociologique que ce même geste donne à un contenu une visibilité… ou pas…

  5. Maré

    Moi j’aurai souhaité que les éditeurs des réseaux sociaux pense à scinder les geste j’aime en deux.

    1-Je clique parce que j’aime vraiment le sujet ou je suis d’accord avec le sujet (j’aime)
    2- je clique parce que le sujet m’a intéressé (intéressant)

    Selon moi,le faite de cliquer “j’aime”sur un sujet très sensible pas forcement positif aux yeux de tout le monde ,peut être risqué pour l’internaute.
    On peut facilement coller une étiquète particulière à ce dernier et ça peut détériorer l’image de l’internaute sur les réseaux sociaux.votre questionnaire de sondage est donc bien.

    c’est juste un constat que j’ai fait en utilisant certains réseaux sociaux.

  6. Vous écrivez
    ‘Sans révéler ses secrets algorithmiques, Google insiste de nouveau sur la qualité des contenus proposés et leur originalité. Il revient sur la valeur ajoutée que doit trouver l’internaute quand il l’envoie sur une page web. Une question s’inscrit alors en filigrane, c’est le plébiscite de l’internaute. Est-ce, par exemple, le temps qu’il passe sur la page trouvée, et/ou quels autres critères ?’
    .
    Bonjour,
    Paradoxalement le temps passé sur la page et surtout l’absence de clic ultérieur pour une information complémentaire pourrait être un indicateur pour GG de la pertinence du / des résultats dans les serp.
    Bien évidemment ceci est à interpréter (en particulier le taux de rebond) et là d’après mes modestes observations il semblerait que notre ‘ami’ GG soit très sensible dans son suivi de la pertinence !.. d’où le paradoxe.
    Je sais cela peut remettre en cause certains aphorismes !
    Alain

  7. Léa

    Je suis convaincue que c’est utile à la notoriété et au référencement des professionnels, mais je ne clique pas parce que je ne suis pas sur FB… j’y viendrai peut-être, mais je suis salariée, donc je ne sais pas si c’est utile !

  8. Stéphane Louvier

    Votre sondage est intéressant, il montre l’évolution des mentalités. Désolé, je ne peux pas faire le geste numérique, je ne suis pas encore sur facebook, mais le coeur y est 🙂

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