Contributions

  • Changer de modèle collaboratif !

    L’intérêt des neurosciences pour la transformation collaborative

    transformation-collaborativeChanger de modèle est un travail ambitieux. L’explosion des gains attendus grâce au numérique constitue une condition favorable au changement. Ce changement de paradigme nécessite pour les « cerveaux » des mutations cognitives et émotionnelles conséquentes. Il va falloir valoriser de nouvelles représentations, abandonner les pratiques  qui ont permis de réussir par le passé et en inventer d’autres. L’entreprise numérique conduit vers plus de transversalité et une transformation des modes collaboratifs. Pour accompagner cette mutation, il convient de conduire une démarche volontaire. Transformer les compétences cognitives, émotionnelles et mimétiques des individus est un chemin laborieux.  Penser collectif, sortir des silos, aller vers un fonctionnement en réseau exige plus de parité relationnelle. Elle se fonde sur une perception différente de la position des acteurs, ni dessous, ni dessus mais côte à côte.  Chacun doit intégrer les enjeux des autres comme des éléments constitutifs de ses choix quotidiens.

    Elaboration d’un plan de transformation pour la montée en compétence collective d’une équipe

    Voici un schéma structurant la démarche. Elle est articulée sur deux polarités et comporte six axes. Les deux polarités sont à intégrer explicitement dans chacun des registres de réflexion de l’équipe. Elles vont soutenir l’effort de transformation, lui donner du sens et apporter des ressources à l’innovation. 

  • Anticiper l’économie de Demain : le moteur numérique durable

    Le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie anime un ensemble d’ateliers de recherche (MUTECOS) dont l’objectif est de permettre aux acteurs nationaux et locaux de mobiliser une intelligence collective au service de l’économie de demain. Les 26 et 27 avril dernier, se tenait au Conseil Économique Social et Environnemental, un atelier de recherche sur le thème : « les réseaux « agiles » : nouveaux chemin de croissance : un enjeu pour les territoires ».

    La contribution de Georges Epinette, Vice-président du CIGREF
    et DOSI du Groupement des Mousquetaires, sur le thème:

    Les défis numériques des écosystèmes urbains durables

    « Cette communication comprend trois parties. La première souligne le paradoxe potentiel que véhiculent les notions de durabilité, numérique, territoire urbain : dès lors que celles-ci sont inter-reliées. La seconde pose le problème des finalités du numérique au sein des territoires, la gouvernance qui devrait en découler pour permettre autonomisation et pérennité. Enfin, la troisième partie aborde les défis à relever dans le cadre de la Consommation tant au plan économique, sociologique que technologique. En conclusion, l’article souligne l’importance de la coopération et de l’engagement, ainsi qu’une nouvelle façon de penser la richesse : facteurs de durabilité ».

  • Le langage comme maillon culturel de l’entreprise

    Contribution de Jean-François PEPIN
    Délégué Général du CIGREF,
    Président de la CSTIC

    « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde  »
    Albert Camus

     Les usages – et le langage en fait partie – qui se développent en entreprise jouent un rôle prépondérant dans l’émergence de nos cultures. C’est d’autant plus important qu’une nouvelle culture est en train de se forger…

    « Il est en train d’émerger un autre modèle avec les cultures et les pratiques issues du numérique »
    Milad Doueihi

     Or le langage relève aussi d’un « choix citoyen ». Dans le prolongement de la Journée internationale de la Francophonie du 20 mars 2012, il convient de mettre en valeur le rôle que tient la Commission spécialisée de terminologie et de néologie de l’informatique et des composants électroniques (CSTIC) dans le dispositif d’enrichissement de la langue française. 

  • Modèle communautaire et avenir de l’Entreprise Numérique

    Suite de la contribution de Roger Nifle, prospectiviste, auteur du « Sens du bien commun » (Editions TempsPrésent).

    Logiques structurelles et dynamiques d’évolution des entreprises

    Une grande Entreprise Numérique c’est plusieurs centaines ou milliers de communautés et de communautés de communautés. Des équipes permanentes ou temporaires, des groupes de travail, des projets, des partenaires, des parties prenantes, des milieux professionnels, des communautés de marché, des entreprises filiales ou partenaires et bien d‘autres encore. On voit bien que dans le mouvement actuel ce ne sont pas les frontières qui définissent l’entreprise mais une constellation d’activités communautaires imbriquées avec d’autres entreprises, d’autres constellations.

  • Prospective d’une mutation pour l’Entreprise Numérique

    Contribution de Roger Nifle, prospectiviste, auteur du « Sens du bien commun » (Editions TempsPrésent).

    Le modèle communautaire

    Rien ne peut être pensé et agi sans le situer dans son contexte, celui du monde actuel et du monde qui se prépare. C’est toujours « en situation » que se posent les problèmes, que se trouvent les solutions nouvelles, que se construit l’innovation véritable et fructueuse. La difficulté est celle d’une situation de mutation avec ses troubles et ses crises, ses tentations de régression et de crispation, ses incertitudes entre les tendances antérieures qui se manifestent et les nouvelles tendances peu lisibles. C’est bien le discernement de ces dernières qui est essentiel pour comprendre et bâtir le futur, celui qui a déjà commencé sans le savoir.

    Avec l’Humanisme Méthodologique les repères de cette évolution, de la mutation qui se réalise au milieu des crises ont été dégagés. Quelques grandes articulations, indispensables pour « l’Entreprise Numérique » sont données ici.

  • Prospective de l’Entreprise Numérique, repères 2

    Contribution de Roger Nifle, prospectiviste, auteur du « Sens du bien commun » (Editions TempsPrésent).
    Ce « 2ème Repère » de réflexion Prospective de l’Entreprise Numérique fait suite à « l’entreprise numérique nous est promise »…

    La mutation de civilisation dans laquelle s’inscrivent les Entreprises Numériques les soumet à des changements profonds qui dépassent la seule adaptation technologique. Avec le changement de paradigme c’est la vision même de l’entreprise, ses fins et moyens qui sont en jeu. C’est aussi à un changement d’âge de l’humanité et de son intelligence collective que nous sommes invités. Concrètement la compétence maîtresse n’est plus le traitement de l’information que l’on a cru indépassable mais le traitement des situations, situations humaines situations communautaires complexes.

    Du traitement de l’information au traitement des situations

    Il est arrivé que, dans une vision réductionniste, on ait imaginé tout ramener à l’information et au traitement de l’information.

  • Prospective de l’Entreprise Numérique

    Contribution de Roger Nifle, prospectiviste,
    auteur du « Sens du bien commun » (Editions TempsPrésent).

    L’Entreprise numérique nous est promise…

    Nous sommes dans une période de grands progrès, de grands bouleversements, de grands troubles. L’éruption incessante des crises est comme celle des boutons qui marquent le fait qu’une réaction est en train de se produire, ce qui est bon signe, du moins si on en comprend le Sens pour agir. L’Entreprise Numérique nous est promise comme une révolution technologique, structurelle, culturelle, majeure en tout cas. Mais qu’en est-il vraiment de ce qui est en train d’advenir et qui se trame, à grande échelle, mondiale ? En d’autres temps on consultait l’oracle (toute ressemblance…) mais les viscères de nos oiseaux technologiques ne parlent pas de l’avenir. Peut-être alors quelque pythie qui, elle, ne dit pas mais signifie ? En effet tout est affaire d’interprétation, d’imagination et mieux, de discernement et de créativité, un problème de Sens et de projection dans le Sens indiqué.

  • Rôle du SI dans la transformation de l’Etat : pourquoi une DISIC

    DISICContribution de Jérôme Filippini, Directeur Interministériel des Systèmes d’Information et de Communication de l’Etat
    Dans le cadre de la conférence du 29 avril à l’occasion de la publication du rapport CIGREF « le secteur public à l’heure de la transformation numérique »
    Télécharger le Rapport

    Merci au CIGREF pour cette invitation et pour la qualité du parterre qui est réuni. Intervenir après Christian Charpy, Directeur général de Pôle Emploi, est quelque chose de très motivant parce que, dans les fonctions que je prends, je me dis qu’il y a quelques bastions avancés qui nous donnent l’exemple !

    Pourquoi la France crée une DISIC ?

    Pourquoi créer une structure centrale pour piloter la transformation du SI de l’Etat aujourd’hui ? Cela fait de nombreuses années que la conviction s’est faite qu’aucune transformation ne peut se faire dans l’Etat sans une contribution forte du SI. Aucune transformation ne réussit sans le SI et quelques transformations échouent parce que le SI n’a pas été répondant. Depuis vingt ans l’informatique a pénétré partout y compris bien sûr au sein de l’Etat, avec les générations des agents publics, des fonctionnaires, des contractuels qui nous rejoignent. Le SI est dans les veines des agents publics et plus simplement sur le poste de travail ou dans le réseau.

    Des travaux, comme ceux que le CIGREF a conduits au cours de la dernière année, ont contribué à forger cette conviction jusqu’au plus haut sommet de l’Etat : pour conduire la transformation avec la meilleure contribution possible du SI, il nous manquait une brique. Il ne nous manquait pas les acteurs clés, pas les grandes directions générales métiers qui se structurent, qui se réorganisent depuis quelques années. Il ne manquait pas non plus de DSI de très grande qualité dans le public. En revanche, il manquait la brique qui permet d’assembler tout le mur.

  • Qu’est ce qu’une entreprise numérique ?

    Contribution d’Eric Anjeaux
    Conseil en organisation et en systèmes d’information

    L’objectif de cette contribution est d’expliquer concrètement en quoi, à notre sens, les réflexions autour de l’entreprise numérique se différencient des réflexions plus classiques objets des schémas directeurs de systèmes d’information ou des schémas directeurs informatiques.

    Cette contribution s’appuie sur notre expérience des schémas directeurs numériques, pour lesquels nous avons très souvent à répondre aux questions – légitimes – suivantes : « le numérique, qu’est ce c’est ? » et « en quoi un schéma directeur numérique est-il différent d’un schéma directeur des systèmes d’information ou un schéma directeur informatique ? ».

  • Cyberguerre, cyberdéfense : les entreprises privées sont-elles concernées ?

    Contribution du Dr. Isabelle Tisserand, Professeur à L’INSEEC

    Le concept de cyberguerre : de la perte des illusions à la préparation

    Disséquer le sens des mots et multiplier les définitions de concepts font partie des traditions intellectuelles latines. Cette diversité d’analyses, lorsqu’elle ne divise pas mais qu’elle fédère autour du traitement d’une problématique commune parce que les enjeux sont d’importance, permet d’explorer un concept au point d’en extraire tous les éléments qui permettront d’élaborer des modes opératoires. On passe alors de la théorie à la pratique, de la réflexion à l’action. Historiquement, l’appellation « Intelligence Economique ou « I.E. »» est l’un de ces concepts qui a fait couler beaucoup d’encre et débattre sans fin dans les colloques. C’est aujourd’hui au tour de la cyberguerre, sujet d’actualité abordé de façons totalement différentes selon que l’on écoute les citoyens, les experts sécurité privés, les chercheurs en sciences sociales et les autorités de l’Etat sur le sujet et dans différentes cultures.